Peron Yann

Peinture

Jardin des plantes Nantes

Aquarelle Sennelier+ rehauts d’encre Papier aquarelle marouflé sur carton et sous- verre anti-reflet (29 x 83)1029

Cette aquarelle, prise sur le vif au jardin des plantes de Nantes est la seconde d’une série de travaux sur les reflets dans les milieux naturels.Ce sont les gunnera au bord de l’étang qui m’ont séduits. Les ombres qui les découpent, leur présence exotique qui semble cacher un mammifère tapi dans l’obscurité. Essai de reflets et de couleurs observées longtemps avant de poser le pinceau sur la feuille. Anna revient.



Paysage de Loire

Aquarelle Sennelier+ rehauts de graphite Papier aquarelle marouflé sur carton et sous- verre anti-reflet (29 x 83)1029

Cette aquarelle, prise sur le vif, au milieu du bras de sable asséché de la Loire durant cet été 2022. Lieu hors du temps et du chaos environnant, peu marqué par la présence humaine; uniquement par le train dont les soubresauts sonores rappellent le passage fugace de la civilisation.

Peinte le 14 juillet, loin des bruits de la ville, les arbres qui bordent le chemin du fleuve royal offrent des milliers de teintes de verts à explorer. Le ciel se cache et réapparaît au travers les frondaisons d’été, le soleil pèse de tout son poids, l’eau couvre mes pieds de sa fraicheur bienfaisante. Je suis heureux et à ma place, perdu dans les reflets qui se mirent à la surface irisée des boires dont les contours mous indolents ondulent à la lumière sans cesse différente.



Lit de Loire

Aquarelle Sennelier+ rehauts de graphite / Papier aquarelle marouflé sur carton et sous- verre anti-reflet (29 x 83)1029

Cette aquarelle, prise sur le vif, au milieu du bras de sable asséché de la Loire durant cet été. Lieu hors du temps et du chaos environnant, peu marqué par la présence humaine; uniquement par le train dont les soubresauts sonores rappellent le passage fugace de la civilisation. Jetées par touches de couleurs, surlignée au crayon gras, les boires du fleuve recueillent les reflets du ciel conférant aux bancs de sable une présence flottante. Nous sommes ailleurs lorsque que l’on se couche dans le lit de la Loire. La paradis est tout près.



Eau douce du Havre

Aquarelle Sennelier+ rehauts de graphite Papier aquarelle marouflé sur carton et sous- verre anti-reflet (29 x 83)1029

Cette aquarelle prise sur le vif, les pieds dans la rivière traduit l’onde aquatique comme autant de reflets venant des risées du ciel que des mouvements sous l’eau du Havre. Extrait de mon carnet de croquis, ce format contient deux pages, ce qui cadre le motif comme un paysage, vécu comme un moment passé avec la Nature. Merci à elle pour sa générosité et sa beauté.



Dos d'Alice

Aquarelle Sennelier + rehauts de pastel à l'huile / Papier arche marouflé sur cp peuplier (130 x 90)3885

Emile 2021-04

Aquarelle Sennelier + rehauts de pastel à l'huile / Papier arche marouflé sur cp peuplier (249 x 123.5)8295

Format tableau hors cadre : 203 x 104,5 cm
Cadre CP Bouleau - profondeur 14,5 cm
Ce portrait est le second de mon fils Emile. Vue de profil. La couleur explose en teintes multiples grâce aux multiples qualités de l’aquarelle. La lumière irrigue le personnage ancré dans l’ombre à la base du tableau. Verticale, la toile se tend vers l’horizon souligné par le regard bleu perçant.



Détail Emile 2021_04

Aquarelle Sennelier + rehauts de pastel à l'huile / Papier arche marouflé sur cp peuplier (203 x 104.5)

Salomé 2015-02

Huile Sennelier + graphite 9B / Papier blanc d'atelier marouflé sur cp peuplier Cadre CP Bouleau - profondeur 15 cm - vernis mat (168 x 123.2)4200

Format tableau hors cadre : 115 x 160 cm

Cette œuvre a été réalisée lors d’une année complète en résidence à l’atelier avec un modèle durant les années 2014 et 2015. Elle a fait partie de l’exposition qui s’est tenue en juin 2015 , intitulée « Bruts d’atelier ».

Ce croquis peint exécuté avec célérité et force remplit le vide blanc qui l’entoure à la manière des estampes japonaises. La tension entre ce grand aplat blanc qu’est la texture vierge du papier et les entrelacs formés par les coups de graphite et les touches de peinture nerveuses dessine la silhouette onctueuse de ce modèle bien vivant.



Portrait de l'artiste

8295

Huile sur toile Emile 21


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“Dès la plus petite enfance j’ai aimé colorer, barbouiller, créer avec rapidité, rage et plaisir pour laisser mes traces sur toutes formes de papier, bois, carton, tôle ondulée, etc. Barioler cahiers d’écolier, agendas et autres supports de cours, m’a extrait de mon quotidien solitaire pour vivre des aventures oniriques. Mes vacances d’été, je les ai partagées à Pont- Aven entre le plaisir de m’enliser dans la vase, nager dans l’eau glacée de cette rivière d’eau saumâtre et observer les feuillages du bois d’amour où Paul Sérusier a peint « Le Talisman ».

L’eau et l’essence de térébenthine m’ont conduit à l’expression gestuelle figurative le plus souvent aquarellée de teintes diluées.

Peindre, m’a ouvert l’esprit et pousser hors de mon territoire. Il m’a fallu résister à l’appel de la peinture pour poursuivre mes études d’architecture jusqu’au moment où j’ai compris que je devais vivre avec. Les visites de musées et des expositions de mes contemporains m’ont influencées et donner un sens à l’acte gratuit et puissamment égoïste de peindre.

C’est un temps pour soi. Un geste lié au regard qui extériorise l’intérieur, une étape spirituelle.

Après des études d’arts appliqués à Olivier de Serres passées à observer, créer et dessiner des nus et des objets, j’ai poursuivi ma formation en suivant des cours de peinture de modèles vivants à la mairie de Paris. Le plaisir de peindre m’a submergé et reste aujourd’hui un ciel de jouvence, une bulle d’air qui me permet de respirer l’âme qui me guide.

Très peu exposé par peur et probablement par gêne, j’ai expérimenté des techniques et des sujets très différents sous la charpente de l’atelier. S’exposer, c’est se heurter au regard de l’autre ou devenir l‘espace d’un instant son recueil. C’est prendre le risque d’être détesté ou aimé ou pire, laissé indifférent. Peindre est un acte de respiration, de concentration qui conduit à un résultat graphique expressif qui contient des maladresses, des trouvailles, des mélanges, des repentirs, l’instant de la réalisation qui fige dans le temps les couleurs et le sujet. Figuratif, je peins avec le corps, et me délecte des matières étalées comme on cuisine. Mes sens vibrent, l’oeil scrute, mes mains fébriles s’agitent trois ou quatre pinceaux entre chaque main et la matière coule en larges touches au- delà des contours. La finalité est un fragment de peinture rien d’autre: Un morceau d’expression qui désormais évolue à l’extérieur et devient indépendant. Marqué du sceau du temps de sa création parfois de plusieurs cartouches, le tableau devient un bien à part entière dans son cadre dessiné et personnalisé par son auteur.

Je remercie la galerie Gaia et Elisabeth Givre pour sa confiance et sa gentillesse d’exposer mes œuvres. Peindre, exposer et vendre une toile est la poursuite d’une démarche de connaissance de soi. Je peins depuis 35 ans, peu importe l’expérience, les œuvres présentées sont issues de ce cheminement comme un murissement. J’ai envie aujourd’hui de partager, de montrer mon travail tout simplement et de goûter au plaisir de le diffuser.

Alors, j’expose cette première œuvre de mon fils Emile, peinte pendant 2020, année particulière s’il en est. C’est un portrait issue d’une série, où la peinture par couches successives laisse apparaître d’autres couleurs en transparence. Ce tableau est important pour moi car il marque un tournant tant dans le changement de format et de technique que dans le sujet plus centré sur le corps, le visage et les mains.”

Since my early childhood I have loved to color, to daub, to create with speed, rage and pleasure to leave my traces on all forms of paper, wood, cardboard, corrugated iron, etc. Colouring school notebooks, agendas and other course materials, extracted me from my solitary daily life to live dreamlike adventures. I spent my summer vacations in Pont-Aven between the pleasure of getting stuck in the mud, swimming in the icy water of this brackish river and observing the foliage of the Bois d’Amour where Paul Sérusier painted “Le Talisman”.

Water and turpentine led me to figurative gestural expression, most often watercolored with diluted colors.

Painting opened my mind and pushed me out of my territory. I had to resist the call of painting to pursue my studies in architecture until I understood that I had to live with it. Visits to museums and exhibitions of my contemporaries influenced me and gave meaning to the free and powerfully selfish act of painting.

It is a time for oneself. A gesture linked to the gaze that externalizes the interior, a spiritual step.

After studying applied arts at Olivier de Serres, where I observed, created and drew nudes and objects, I continued my training by taking courses in painting live models at the Paris City Hall. The pleasure of painting overwhelmed me and remains today a sky of youth, a bubble of air which allows me to breathe the soul which guides me.

Very little exposed by fear and probably by embarrassment, I experimented techniques and very different subjects under the frame of the studio. To expose oneself is to come up against the gaze of the other or to become, for a moment, his collection. It is to take the risk of being hated or loved or worse, left indifferent. Painting is an act of breathing, of concentration which leads to an expressive graphic result which contains clumsiness, finds, mixes, repentances, the moment of the realization which freezes in time the colors and the subject. Figurative, I paint with my body, and I enjoy the materials spread out like cooking. My senses vibrate, the eye scans, my feverish hands shake three or four brushes between each hand and the material flows in large touches beyond the contours. The end result is a fragment of painting, nothing else: a piece of expression that now evolves outside and becomes independent. Marked with the seal of the time of its creation, sometimes with several cartouches, the painting becomes a property in its own right in its frame designed and personalized by its author.

I thank the Gaia gallery and Elisabeth Givre for its confidence and its kindness to expose my works. Painting, exhibiting and selling a painting is the continuation of a process of self-knowledge. I have been painting for 35 years, no matter what the experience, the works presented are the result of this journey as a maturation. Today I want to share, to show my work simply and to taste the pleasure of spreading it.

So I am exhibiting this first work by my son Emile, painted during 2020, a special year. It is a portrait from a series, where the paint in successive layers lets other colors appear in transparency. This painting is important to me because it marks a turning point both in the change of format and technique as well as in the subject more focused on the body, face and hands.”