Peron Yann

Peinture

Emile 2021-04

Aquarelle Sennelier + rehauts de pastel à l'huile / Paper arche marouflé sur cp peuplier (249 x 123.5)7900

Format tableau hors cadre : 203 x 104,5 cm
Cadre CP Bouleau - profondeur 14,5 cm



Salomé 2015-02

Huile Sennelier + graphite 9B / Papier blanc d'atelier marouflé sur cp peuplier (168 x 123.2)4050

Format tableau hors cadre : 115 x 160 cm
Cadre CP Bouleau - profondeur 15 cm - vernis mat



Marie 2015-03

Huile Sennelier + graphite 9B / Papier blanc d'atelier marouflé sur cp peuplier (171 x 120)5600

Format tableau hors cadre : 161 x 110 cm
Cadre frêne thermo-chauffé profondeur 5 cm, huilé.



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Dés la plus petite enfance j’ai aimé colorer, barbouiller, créer avec rapidité, rage et plaisir pour laisser mes traces sur toutes formes de papier, bois, carton, tôle ondulée, etc. Barioler cahiers d’écolier, agendas et autres supports de cours, m’a extrait de mon quotidien solitaire pour vivre des aventures oniriques. Mes vacances d’été, je les ai partagées à Pont- Aven entre le plaisir de m’enliser dans la vase, nager dans l’eau glacé de cette rivière d’eau saumâtre et observer les feuillages du bois d’amour où Paul Sérusier a peint « Le Talisman ».

L’eau et l’essence de térébenthine m’ont conduit à l’expression gestuelle figurative le plus souvent aquarellée de teintes diluées.

Peindre, m’a ouvert l’esprit et pousser hors de mon territoire. Il m’a fallu résister à l’appel de la peinture pour poursuivre mes études d’architecture jusqu’au moment où j’ai compris que je devais vivre avec. Les visites de musées et des expositions de mes contemporains m’ont influencées et donner un sens à l’acte gratuit et puissamment égoïste de peindre.

C’est un temps pour soi. Un geste lié au regard qui extériorise l’intérieur, une étape spirituelle.

Après des études d’arts appliqués à Olivier de Serres passées à observer, créer et dessiner des nus et des objets, j’ai poursuivi ma formation en suivant des cours de peinture de modèles vivants à la mairie de Paris. Le plaisir de peindre m’a submergé et reste aujourd’hui un ciel de jouvence, une bulle d’air qui me permet de respirer l’âme qui me guide.

Très peu exposé par peur et probablement par gêne, j’ai expérimenté des techniques et des sujets très différents sous la charpente de l’atelier. S’exposer, c’est se heurter au regard de l’autre ou devenir l‘espace d’un instant son recueil. C’est prendre le risque d’être détesté ou aimé ou pire, laissé indifférent. Peindre est un acte de respiration, de concentration qui conduit à un résultat graphique expressif qui contient des maladresses, des trouvailles, des mélanges, des repentirs, l’instant de la réalisation qui fige dans le temps les couleurs et le sujet. Figuratif, je peins avec le corps, et me délecte des matières étalées comme on cuisine. Mes sens vibrent, l’oeil scrute, mes mains fébriles s’agitent trois ou quatre pinceaux entre chaque main et la matière coule en larges touches au- delà des contours. La finalité est un fragment de peinture rien d’autre: Un morceau d’expression qui désormais évolue à l’extérieur et devient indépendant. Marqué du sceau du temps de sa création parfois de plusieurs cartouches, le tableau devient un bien à part entière dans son cadre dessiné et personnalisé par son auteur.

Je remercie la galerie Gaia et Elisabeth Givre pour sa confiance et sa gentillesse d’exposer mes oeuvres. Peindre, exposer et vendre une toile est la poursuite d’une démarche de connaissance de soi. Je peins depuis 35 ans, peu importe l’expérience, les oeuvres présentées sont issues de ce cheminement comme un murissement. J’ai envie aujourd’hui de partager, de montrer mon travail tout simplement et de goûter au plaisir de le diffuser.

Alors, j’expose cette première œuvre de mon fils Emile, peinte pendant 2020, année particulière s’il en est. C’est une aquarelle rehaussée de pastel à l’huile sur papier arche marouflé. C’est un portrait issue d’une série, où la peinture par couches successives laisse apparaître d’autres couleurs en transparence. Ce tableau est important pour moi car il marque un tournant tant dans le changement de format et de technique que dans le sujet plus centré sur le corps, le visage et les mains.