Jacques Le Brusq

(1938)

La Brèche Opus 2

Huile sur papier (42 x 61)3000

Format du papier 100X70 œuvre encadrée (verre anti-reflet - encadrement type coffret - baguette chêne)

Tri Avr Opus1

Huile sur toile (48 x 63)3000

Format du papier 100X70 œuvre encadrée (verre anti-reflet - encadrement type coffret - baguette chêne)

Paysage

Huile sur toile (48 x 63)3000

Format du papier 100X70 œuvre encadrée (verre anti-reflet - encadrement type coffret - baguette chêne)

Paysage Ker Sal 1Opus2

Huile sur toile (47.5 x 62)3000

Format du papier 100X70 œuvre encadrée (verre anti-reflet - encadrement type coffret - baguette chêne)

Jacques Le Brusq est né en 1938 à Rennes. Entre 1970 et 1977, il crée et anime un centre d’art dans le Morbihan, La Cour de Bovrel, à Saint Guyomard. Il enseigne également à l’école des Beaux-arts de Rennes de 1973 à 2000. Il vit et travaille à Nantes depuis 1990.

Sa démarche est nourrie par la philosophie et la pensée poétique, et par une longue immersion au sein du règne végétal et du règne minéral.

Citation : “Il est éminament figuratif et totalement abstrait.” Jean-Pierre Delarge in Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, éditions Gründ.

--“Jacques Le Brusq commence sa formation aux Beaux-arts de Rennes et la termine à l’école nationale des Beaux-arts de Paris. Le jeune peintre pratique alors une peinture figurative et symbolique, dont l’inspiration de la terre bretonne, avec ses contes et légendes, apporte une dimension presque fantastique. Revenant sur cette période de sa vie, le peintre parlera d’une “fuite face au réel”. Un chemin presque dangereux, et qui n’était surtout pas le sien. Au début des années 60, il retrouve le chemin de la Bretagne, et c’est au milieu des landes de Lanvaux, dans le Morbihan, qu’il décide de s’installer. Il y acquiert la Cour de Bovrel, une ancienne seigneurie datée du XVe siècle, qu’il entreprend de restaurer. Le chantier lui prend tout son temps. Une dizaine d’années sera nécessaire à la réhabilitation de la bâtisse en lieu de vie et de travail. L’édifice comprend alors un espace d’exposition que l’artiste animera de 1970 à 1977. Accaparé par son projet, il y a surtout appris la patience et la persévérance. Immergé dans la forêt, il y fera également la rencontre qui le ramènera à la peinture : “J’ai repris la peinture quand un arbre de la cour m’a fait signe” dira t’il.

Les choses nous rendent regard pour regardGaston Bachelard (1884-1962), philosophe français des sciences et de la poésie.

Les peintures des années 80 vont, de ce fait, se consacrer à la figure de l’arbre. Dans les profondeurs des sous-bois, l’arbre est cette figure dont la verticalité s’impose à nous, tout en ne cessant de nous échapper. La cime perdue dans la canopée, seul le pied nous fait face. Figure isolée, pourtant anonyme dans la multitude, à notre approche, le tronc se détache de l’espace boisé auquel il appartient. “Un arbre nous fait toujours face” nous dit le peintre. Afin de portraiturer le végétal, il lui faut se rendre disponible, s’engager, prendre part au paysage. Le pied d’un arbre, c’est aussi cet espace recouvert de mousses et de lichens, que la lumière ne peut atteindre qu’après avoir été filtrée. Le vert est partout et s’impose comme couleur dominante dans la palette du peintre. L’espace va ensuite s’élargir, se dilater. Le peintre se trouve, dans les années 90, face à un nouveau paysage, celui des espaces infinis et des grandes étendues propres aux plaines de la Beauce. Pour apprivoiser cette immensité, l’immersion est encore une fois nécessaire. S’il travaille désormais à l’atelier, la recherche reste la même. Celle d’une présence, d’une évidence, d’une émotion ressentie. Pour saisir cette étendue baignée de lumière, cette “terre mise à nue”, le peintre procède par plans qui, se succédant, engendrent une profondeur mystérieuse, presque irréelle.

En 2010, Jacques Le Brusq retrouve la Bretagne et la presqu’île de Rhuys en particulier. A nouveau, confrontation avec le paysage, avec la lumière. L’artiste peint souvent à contre-jour afin de faire disparaître les détails et ne retenir que l’essentiel. Au-delà de la matérialité du motif, c’est l’idée de sa présence même qui fait sujet : “J’essayais de faire naître la peinture, l’inattendu qui se produit et qui ne peut être pensé”, nous dit-il.“–

Texte extrait du guide d’accompagnement de l’exposition Sur le motif, réalisée en 2013 au Domaine de Kerguéhennec, avec l’aimable autorisation d’Olivier Delavalade et du Domaine de Kerguéhennec.

Citation : « Le Brusq est plus qu’un peintre de paysage. il est un homme dans le paysage, un homme dans le monde, un homme dans la lumière, dans la couleur, dans le vert, “sous le temps”. Sa peinture est l’intérieur de sa peau, de sa pensée, de son univers. Le paysage qu’il voit, n’est pas tant celui qui se trouve devant ses yeux que celui qui lui traverse le corps. »
Christophe Cesbron, extrait de Peindre sous le temps, Jacques Le Brusq, éditions Domaine de Kerguéhennec, octobre 2013

Expositions à venir :

2021 (mai-septembre) Fougères Musée de la Villéon “ Paysages, Paysages “ Commissariat Samuel Linard
2021 Automne Galerie Gaïa commissariat Elisabeth Givre

Expositions personnelles :

2020 Juin-Décembre Musée Robert Tatin - “ Du Morbihan à la Frénouse, aux abords du pays où la lumière ne fait point d’ombre “ - commissariat Bruno Godivier - édition d’un catalogue
2019 Juillet- Novembre Vannes Musée des Beaux-Arts La Cohue “ Terres et Landes , Paysages de Bretagne “ - ( peintres des 19e, 2Oe , 21e siècles ) - commissariat Françoise Berretrot, Marie Annie Avril
2019 Le Mans Musée de Tessé “ Paysages “ ( Des primitifs italiens aux peintres contemporains ) commissariat Carole Hirardot
2019 Cossé le Vivien Musée Robert Tatin “ Ô temps de Tatin “commissariat Bruno Godivier
2018 Vannes Musée des Beaux-Arts La Cohue “ En présence des arbres “Béatrice Bescond
2018 Nantes- Galerie RDV- “ Ce presque rien “- Noémie Chauvet Jacques Le Brusq-
2016 Paris- Galerie Jean Fournier “ 25 ans de l’art dans les chapelles “
2015 Un chemin en peinture, Atelier Raspail, Paris (commissariat Charles Bimbenet)
2013 Sur le motif, Domaine de Kerguehennec, Bignan (commissariat Olivier Delavalade)
1998 Espace Sophie Barrouyer, Paris
1997 FIAC - Espace du Quai Branly, Paris (Galerie Plessis)
1996 Du paysage au dépaysement, Musée des Beaux-arts, Chartres (commissariat Maïthé Valles-Bled)
1992 Galerie Akié Arrichi, Paris
1991 Musée de Tessé - Collégiale Saint-Pierre-La-Cour, Le Mans (commissariat Serge Nikitine)
1986 Le Grand Huit - Maison de la Culture, Rennes (commissariat Jean-Yves Louédec)
1973 Musée de Tessé, Le Mans (commissariat Raymond Blanc)
1971 La Cour de Bovrel, Saint Guyomard
1965 Foyer des artistes - Montparnasse - Galerie Marc Vaux, Paris

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