Edith Basseville

Dijon - Sculpture

Ecriture Spatiale ES#1

fer forgé assemblé et soudé (17 x 26 x 8)

CAGE D AMOUR #2

Fil de fer et tiges d'acier (43 x 36 x 36)

hommage à Karl Blosssfeldt

ES#2 2016

fer forgé assemblé et soudé (17 x 45 x 10)

Édith Basseville, « squelettrice»

Née en Bourgogne en 1977 Édith Basseville est issue d’une famille de naturalistes et d’amateurs d’art, influencée par les collections d’objets de ses grands-parents, elle sillonne la campagne, observe l’insolite dans son environnement et collectionne dès sa jeunesse des fragments de nature. Aussi, elle photographie et dessine ce qui pourrait devenir source d’inspiration.

1996 des études de stylisme au cours desquelles elle dessine les corps et leur parure, modèle le tissu et expérimente autour de la matière textile avec intérêt. Mais concevoir des collections de vêtements destinés à une production industrielle ne lui convient pas et elle décide alors de pousser les limites de cette discipline. En 2000, elle obtient un diplôme de sculpture à l’École Nationale Supérieure des Arts appliqués et des Métiers d’Art où elle élabore des recherches autour de la trame textile en aplanissant, tressant et tissant les fils métalliques pour les déployer ensuite dans l’espace. En 2001, Edith Basseville intégre un atelier de conservation-restauration d’objets ethnographiques et d’œuvres sculptées pour les monuments historiques et à se spécialiser dans le « soclage » de collections pour des musées nationaux et collectionneurs privés.

En 2012 à l’occasion d’une exposition en hommage à Karl Blossfeldt au Musée Buffon à Montbard, le galeriste parisien Philippe Samuel remarque ses sculptures en fil de fer et décide de promouvoir son travail.

Des réseaux sans fin

Depuis son jeune âge, Édith Basseville n’a cessé de s’intéresser, au gré de ses escapades, aux « curiosités » que lui livre son environnement. Elle les consigne dans sa mémoire, les collecte, les photographie ou les dessine. Des fines nervures des calices de physalis alkékenge aux squelettes des vertébrés, en passant par les structures en fil de fer des vignes palissées et les fils barbelés qui délimitent les champs, elle est particulièrement sensible aux jeux graphiques ainsi formés. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, ces lignes et contours fondamentaux constituent pour elle l’ossature du paysage et révèlent le squelette de notre environnement.

Dans ses réalisations en fil de fer, par exemple, Édith se plait à jouer sur le passage des « deux dimensions » aux « trois dimensions ». C’est en martelant, en modelant et en assemblant des fils métalliques qui se veulent imiter un croquis à la plume, avec la sensibilité de son trait, ses pleins et déliés, ou encore ses repentirs qu’elle passe du trait sur le papier à des lignes dans l’espace. Grace à ces fils aplatis, délicatement tordus ou noués, ses lignes se structurent, s’amplifient et capturent de l’air. Ainsi, elle construit des « architectures du sensible » pour lesquelles elle s’invente une écriture expressive de vie et joue avec le vide de manière inédite.

Par la ligne, elle enferme l’invisible, tout comme, par l’absence, elle signale la présence. Par le mouvement, elle fixe un instant et par le geste, elle fait durer l’éphémère.

Il émane ainsi de ses recherches, autant à travers ses dessins que ses sculptures, une impression de force et de fragilité confondues.

Ses travaux sont exposés régulièrement en France, et notamment en permanence à la Galerie Gaia à Nantes. En 2018, elle a présenté ses sculptures en Allemagne à l’occasion d’une exposition en trio à la Galerie Sievi à Berlin.

2014 / PARIS / Art Elysées - Foire Internationale. Représentée par la GALERIE PHILIPPE SAMUEL

2014 / LE MANS / PULS ART