Brigitte Marionneau

Contenir le vent 8-I

Numéro I3000

Numéro 1

Contenir le vent 6-V

Terre enfumée (21 x 18 x 11)1500

Numéro V

Contenir le vent 9-III

Terre enfumée (24 x 20 x 20)2200

Numéro III

Contenir le vent 8-X

Terre enfumée (25 x 16 x 7)1600

Numéro X

Le geste

Crédit photo Anthony Girardi

Atelier

Portrait Brigitte Marionneau

Après la mise en forme de la pièce dans ses lignes de force, Brigitte Marionneau poursuit sa réflexion dans une composition d’ordre pictural, poétique et esthétique.

Ensuite l’artiste prend des décisions dans les différences de matière, de texture captant plus ou moins la lumière. S’opposent des surfaces lisses, des enduits de terre ajoutée mis en relief, des inégalités dans la matière, des vagues, des gravures…

Il n’est pas aisé de décrire minutieusement les étapes de création et ses enchaînements, nées d’une recherche et d’une intention chaque fois uniques.

Le recouvrement de la terre par l’engobe (enduit terreux) posé en fines couches prépare les surfaces aux phases successives de lissage et de polissage et exalte la matière.Les traces, les altérations, les accidents de surface, les gravures sur terre ou sur engobe sont soulignés par des balayages successifs d’engobe pâteux créant une matière proche que l’on pourrait qualifier d’épiderme.

Brigitte Marionneau exalte l’éclat de la matière par un lissage et un polissage minutieux.

La Série « Contenir le vent »
a commencé à partir d’une maquette d’argile façonnée dans la masse. Sa forme a été très inspiratrice pour la suite des autres pièces, qui se sont inscrites dans un dialogue permanent les unes avec les autres.

Lorsque Brigitte Marionneau scelle le dernier morceau de terre d’une pièce, elle enferme l’air contenu dans le volume. La terre devient alors une frontière vivante entre l’intérieur et l’extérieur. La poche d’air enfermée, sous pression, lui permet de tendre les surfaces et les lignes. Ses mains exercent une pression sur les parois et déterminent les courbes du volume. L’air devient son allié pour bâtir.

La terre est une matière souple, qui a sa plasticité, sa propre vitalité. Brigitte Marionneau ne peut pas se contenter seulement d’un effet de matière. La texture est recherchée en tant que vocabulaire plastique, soit par de larges enduits de terre ajoutée sauvagement puis effacée en partie et réécrit comme un palimpseste, soit par des surfaces gravées librement. L’artiste redessine la forme par le trait , par le geste.

Brigitte Marionneau laisse ainsi son empreinte, sa cartographie personnelle au volume architecturé.

Crédit photo Michael Franken

Paris / Amélie Maison d'art

Anvers / Modern Shapes Gallery

Paris / Galerie Arcanes

Nançay / Galerie Capazza