Isoard Aline

Photographie, Edition

Livre "Apparaître, disparaître, être"

(21 x 15)240

Chaque exemplaire comporte une édition photographique dépigmentée unique appelée “Camion 2021”.
Édition Educ’Arts texte original et poétique de Jean-Pierre Nuaud précisant la démarche d’Aline Isoard, signée au colophon par les auteurs.
55 exemplaires emboîtage par Atelier Jeanne Frères à Nantes
50 exemplaires numérotés de 1/50
4 exemplaires I/IV
1 exemplaire désigné BNF remis à la Bibliothèque Nationale de France



"Apparaître,disparaître, être" Détail du livre

photographie (21 x 15)240

Chaque exemplaire comporte une édition photographique dépigmentée unique.
Édition Educ’Arts texte original et poétique de Jean-Pierre Nuaud précisant la démarche d’Aline Isoard, signée au colophon par les auteurs.
55 exemplaires emboîtage par Atelier Jeanne Frères à Nantes
50 exemplaires numérotés de 1/50
4 exemplaires I/IV
1 exemplaire désigné BNF remis à la Bibliothèque Nationale de France



Pages du Livre "Apparaître, disparaître, être"

photographie (21 x 15)240

Chaque exemplaire comporte une édition photographique dépigmentée unique appelée “Camion 2021”.
Édition Educ’Arts texte original et poétique de Jean-Pierre Nuaud précisant la démarche d’Aline Isoard, signée au colophon par les auteurs.
55 exemplaires emboîtage par Atelier Jeanne Frères à Nantes
50 exemplaires numérotés de 1/50
4 exemplaires I/IV
1 exemplaire désigné BNF remis à la Bibliothèque Nationale de France



Fenêtre sur route 6

Photo dépigmentée tirage unique (60 x 60)800

2020



Station 8 2019

Photo dépigmentée tirage unique (60 x 60)800

Station 6 2017

Photo dépigmentée tirage unique (60 x 60)800

2017



Station 6 2016

Photo dépigmentée tirage unique (60 x 60)800

2016



Les objets 10

Photo dépigmentée tirage unique (60 x 60)800

2017



Habitants sur route 8

Photo dépigmentée tirage unique (60 x 60)800

2018



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Aline Isoard

Durant les inévitables déplacements quasi quotidiens pour sortir de son village dans les Alpes, Aline Isoard a conservé de son enfance le souvenir de ce jeu qui consiste à accommoder la netteté du regard sur les différents plans des paysages. Ainsi s’est formée l’empreinte ADN du travail de Aline Isoard.

Comme passagère, le véhicule avec ses multiples ouvertures/fenêtres devient le studio mobile de l’artiste : transparent placé sur des travellings géants, tourné vers la vie emportée transportée qui pactise avec l’imprévu, l’irrationnel et parfois l’absurde. Depuis cet espace restreint, les clichés de Aline Isoard pris à la volée fixent des instants de ce fébrile espace-temps comme témoins de souvenirs fugaces d’un espace public dans notre mémoire collective.

Face à ses photographies, il est possible d’observer le travail manuel sur la surface du papier, équilibre entre l’image imprimée et l’image restituée unique. Pas d’ajout, pas de collage, pas de montage. Dans la couche pigmentaire les repentis d’outils, les salissures, les traces des gestes sont visibles. Si toutefois ses interventions peuvent évoquer le registre du dessin, elles modifient aussi les couleurs et les matières de l’encre pigmentaire. Ce processus de dépigmentation photographique dépouille l’épiderme du papier photographique de son pigment pour l’enrichir du blanc de son âme qui peut tour à tour être lumière, couleur, espace. Dans la stabilité du format carré, l’artiste simplifie, trie, oppose, architecture. Le travail lent du plasticien efface les éléments anecdotiques et fusionne avec l’instantané donné.

Chaque image appartient à une série exploitant les diverses formes de détail : les coupes dans le paysage, les images dans l’image créées par les reflets ou par les dessous de ponts, les parties, corps ou objets, vus à l’intérieur des habitacles, le hors champ de la cabine des camions, le all-over produit par les balais de lavage mais aussi la fragmentation et les agrandissements du tirage lui-même.

Avant de travailler ainsi le papier photographique, Aline Isoard réalise pendant plusieurs années, des sculptures abstraites en feuilles de verre peintes ou de miroirs grattés, jouant avec la liberté offerte à la peinture d’être dans l’espace, sans cadre, sans fond. Les parcelles de miroir et leurs reflets ont apporté des images mobiles. Puis elle a ajouté des fragments de ses tirages comme des images fixes revenant à la pratique de la photographie.
C’est ainsi qu’en travaillant en volume et en plan, la photographie s’est révélée être un ensemble de matériaux dont la dépigmentation dévie les origines réalistes de l’image et s’ouvre sur le trouble entre illusion et intention.