Souvenir d'enfance hommage à A.V. N°4


Mixte sur toile (80 X 80 cm)

1300€

N°4


Mixte sur toile (100 X 81 )

N°7


Mixte sur toile (100 X 150)

N°8


(100 X 100)

Le soleil se leve et tout devient nuit N°2


Mixte sur toile (116 X 81)

et si on allait N°5


Mixte sur toile (50 X 50)

Sans Titre N°2


Acrylique et bâtons d'huile sur papier (31 X 31)

2019 280€ encadré

Sans Titre N°4


Acrylique et bâtons d'huile sur papier (31 X 31)

2019 280€ encadré

Sans Titre N°8


Acrylique et bâtons d'huile sur papier (31 X 31)

2019 280€ encadré

Sans Titre N°12


Acrylique et bâtons d'huile sur papier (31 X 31)

2019 280€ encadré

Elisabeth Wadecki


Peintre plasticienne


Elisabeth Wadecki, née en 1963 à Zürich, de père polonais et de mère française, se forme à L’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Nancy. Elle vit et travaille depuis près de 30 ans dans la région nantaise.
Qu’elle choisisse la peinture ou l’installation, Elisabeth Wadecki s’attache avant tout à la sensualité des surfaces. Sa technique s’appuie sur une minutieuse préparation des surfaces : la nature charnelle du support textile transparait à travers une peinture extrêmement fluide, qui joue de la transparence et de l’absence d’épaisseur.
Ces paysages naturels ou intimes, transcrits de manière quasi topographique, par couches successives, effacements, retraits, se font l’écho de trajectoires, et racontent l’histoire de corps, de geste, de sensualité, propres à l’abstraction. Le geste étale, lisse, prend l’espace. Toujours en lien avec le rythme des saisons, la gamme chromatique de l’artiste rejoint la peinture naturaliste.
La texture picturale des toiles constituée de surfaces plus ou moins transparentes, onctueuses, humides, donne à voir un paysage quelque peu en lévitation. La composition semble se déployer en miroir, rappelle la spécificité des paysages chinois. La peinture d’Elisabeth Wadecki est très certainement empreinte de quelque influence asiatique, et relève d’un mélange intuitif de références contemporaines tant picturales que littéraires. Et l’on sent ici dans cette peinture, sourdre les mots ; on sent frémir la retenue délicate et l’envol éternel de la poésie japonaise. Car l’artiste, sensible à l’extrême à la vie, à ses formes les plus simples et quotidiennes, fréquente l’art des haïkus, qu’elle couche en toute liberté dans ses petits carnets.
Sa peinture provoque une ouverture de perceptions, une sollicitation des sens, outre la vue, où se joue une incorporation du réel, une union entre le corps, le sujet, et le monde qui l’entoure. L’art pictural d’Elisabeth Wadecki, bien au-delà d’une projection abstraite, relève d’une restitution d’un mouvement, d’une circulation entre sujet et monde.
Partout, le geste de l’artiste semble dans son élan, sa variété, capter les souffles qui animent l’univers. Il s’arrondit, s’allège et se fragmente en touches denses ou fluides, s’effiloche pour mieux épouser l’essence cachée des choses.

Sa peinture garde la trace d’un frémissement à travers le temps, comme si l’œil du peintre n’avait capté que l’essence même du réel, tel un calligraphe qui, dans la vitalité et l’immédiateté de son geste, jette ça et là un jaune moisson, un vert lentilles d’eau, un rose ou un terre-de-sienne d’argile, et prend son envol dans l’espace subtil d’un blanc mat.

Où il n’est question que de présence au monde.